Une fois n'est pas forcément coutume, je prend le clavier pour dénoncer un faux procès fait à Ségolène Royal. Non pas sur le néologisme quelque peu déroutant de "bravitude", qui permet aujourd'hui d'ouvrir la voie à quelques autres néologismes comme "langicule" qui décrit un propos ridicule prononcé par l'inénarable Jack Lang (propos qui on tendance à se multiplier depuis que ce dernier s'ennuie hors du ministère de la culture, et qui donc logiquement devraient ne faire que s'accroître avec les années)... Mais pour corriger la fâcheuse tendance de la droite française et de son organce de presse quotidienne officiel, Le Figaro, à chercher des poux virtuels dans les cheveux des représentants de la gauche, quand ils n'ont rien à se mettre sous la dent.
Donc selon la presse bourgeoise, la dernière et grave incartade de Ségolène Royal aurait été de prononcer en Chine l'expression "DROITS HUMAINS" plutôt que "DROITS DE L'HOMME", expression qui selon une vision autocentrées sur le département de la Seine serait beaucoup plus signifiante que la première.
Je voudrai à ce propos simplement rappeler à nos amis de la droite conservatrice franchouillarde et populaire de Neuilly-sur-Seine que dans le monde entier, il est vrai regrettablement dominé par les expressions anglo-saxonnes, c'est l'expression "HUMAN RIGHTS" - détestablement traduite en langue française par "DROITS HUMAINS" - qui est la plus signifiante et répandue, et qui donc permet à tous de comprendre ce dont on parle. Donc parler de "Droits de l'Homme" permet éventuellement de se faire bien comprendre à l'intérieur de l'hexagone et de ses dépendances d'outre-mer, ce qui est déjà pas mal (vu qu'il y a sans doute quelques efforts à faire en bien des endroits du territoire national, comme les prisons, les centres de rétentions administratives, certaines communes dirigées par la droite extrême ou l'extrême droite - on ne sait d'ailleurs pas très bien au sein de quel parti de droite commence la limite avec la droite dite "républicaine" - ou plus généralement dans bien des départements ou des territoires d'outre-mer où la République française continue de fonctionner comme si c'était le bon vieux temps des colonies, du caïdat et des citoyens de seconde zone...), mais on se l'avouera largement insuffisant quand on veut avoir une parole à l'international.
DROITS HUMAINS prononcé en Chine par Ségolène Royal comme candidate c'est déjà bien mieux que Jacques Chirac pendant tous ces voyages dans l'empire du milieu quelque soit son statut, encore mieux que les Américains de chez qui l'expression est originaire et qui ne la prononcent jamais quand ils vont là-bas.Enfin, je rappelerai que la tendance générale en vocabulaire "politiquement correct international" est à l'asexuation... ainsi depuis quelques années, nos amis anglophones ne disent plus "chairman" pour désigner le président du conseil d'administration ou de surveillance mais "chairperson". On pourra considérer cela ridicule ou langicule mais c'est ainsi... L'emprise anglosaxonne encerclante sur le Québec étant ce qu'elle est - n'en déplaise à mes amis canadiens français - la contagion de ce snobisme oral est depuis longtemps consommé chez eux, où l'on parle de DROITS HUMAINS pour défendre les DROITS DE L'HOMME, et où il est impossible de dire et d'écrire "québécois" sans avoir dit ou écrit "québécoises" auparavant. Les gars de l'UMP qui ont choisi régulièrement l'exil à Montréal - une fois que la dépression nerveuse ou judiciaire les a atteints - devraient en parler au Figaro.
Je terminerai en rappelant que toutes les grandes associations internationales de défense des droits de l'Homme (Amnesty International, FIDH, HUMAN RIGHTS WATCH...) parlent depuis des lustres de DROITS HUMAINS : je propose donc que Le Figaro organise au plus vite une autodafé de leurs lâches publications.
Frédéric FARAVEL
Publication originale: http://resistances95.over-blog.com/article-5174325-6.html#anchorComment
lundi 8 janvier 2007
dimanche 7 janvier 2007
L'Assemblée générale adopte la Convention internationale sur les disparitions forcées
Le 20 décembre dernier, L'Assemblée générale a adopté la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcée, créant ainsi un nouveau crime en droit international en temps de paix comme en temps de guerre.
Selon le Centre de Nouvelles ONU ( http://www.un.org/french/newscentre/ )
"La Convention, adoptée sans vote sur recommandation de la Commission des questions sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission), sera ouverte à la signature le 6 février prochain à Paris, rappelle un communiqué de l'ONU.
Les articles 3 à 25 prévoient les mesures que doivent prendre les États parties, notamment pour enquêter sur les disparitions forcées et les constituer en infractions au regard du droit pénal, et même en crime contre l'humanité quand la pratique est généralisée ou systématique.
Aucune circonstance exceptionnelle quelle qu'elle soit ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée, dispose la nouvelle Convention.
Il est aussi prévu une entraide judiciaire entre États et une entraide pour porter assistance aux victimes.
Les systèmes juridiques des États parties devront obtenir réparation et des indemnisations pour toute victime directe de disparition forcée. L'article 25 recouvre les cas de soustraction d'enfants soumis à une disparition forcée et celui de la falsification, la dissimulation ou la destruction de documents attestant de la véritable identité des enfants disparus.
Il est par ailleurs institué un Comité des disparitions forcées composé de 10 experts de haute moralité, siégeant à titre personnel et agissant en toute impartialité. Tout État partie devra présenter au Comité un rapport sur les mesures qu'il a prises pour donner effet à ses obligations au titre de la Convention.
Le Comité peut être saisi, d'urgence, par les proches d'une personne disparue ou toute personne mandatée par eux notamment, d'une demande visant à chercher et retrouver une personne disparue. Le Comité peut aussi demander à ses membres d'effectuer une visite sur place.
Le représentant de la France, pays ayant mené les négociations, a précisé que ce texte est à la charnière entre droits de l'homme, droit international humanitaire et droit pénal international et qu'il vient combler un vide juridique, indique le communiqué.
Le représentant a évoqué les quelques 40 000 êtres humains dont la disparition a été recensée depuis 1980 dans plus de 90 pays. Les disparitions forcées demeurent ainsi une réalité tangible. Selon les Nations Unies, 535 personnes en ont été victimes en 2005.
Des pays comme l'Argentine, le Chili, le Honduras et le Japon ont qualifié l'adoption de la Convention d'étape historique pour les droits de l'homme, le représentant chilien estimant que ce texte était suffisamment large pour protéger les droits des victimes et de leurs familles en imposant des obligations spécifiques aux États."
Publication originale: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=13398&Cr=Assembl%E9e&Cr1=disparitions
Selon le Centre de Nouvelles ONU ( http://www.un.org/french/newscentre/ )
"La Convention, adoptée sans vote sur recommandation de la Commission des questions sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission), sera ouverte à la signature le 6 février prochain à Paris, rappelle un communiqué de l'ONU.
Les articles 3 à 25 prévoient les mesures que doivent prendre les États parties, notamment pour enquêter sur les disparitions forcées et les constituer en infractions au regard du droit pénal, et même en crime contre l'humanité quand la pratique est généralisée ou systématique.
Aucune circonstance exceptionnelle quelle qu'elle soit ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée, dispose la nouvelle Convention.
Il est aussi prévu une entraide judiciaire entre États et une entraide pour porter assistance aux victimes.
Les systèmes juridiques des États parties devront obtenir réparation et des indemnisations pour toute victime directe de disparition forcée. L'article 25 recouvre les cas de soustraction d'enfants soumis à une disparition forcée et celui de la falsification, la dissimulation ou la destruction de documents attestant de la véritable identité des enfants disparus.
Il est par ailleurs institué un Comité des disparitions forcées composé de 10 experts de haute moralité, siégeant à titre personnel et agissant en toute impartialité. Tout État partie devra présenter au Comité un rapport sur les mesures qu'il a prises pour donner effet à ses obligations au titre de la Convention.
Le Comité peut être saisi, d'urgence, par les proches d'une personne disparue ou toute personne mandatée par eux notamment, d'une demande visant à chercher et retrouver une personne disparue. Le Comité peut aussi demander à ses membres d'effectuer une visite sur place.
Le représentant de la France, pays ayant mené les négociations, a précisé que ce texte est à la charnière entre droits de l'homme, droit international humanitaire et droit pénal international et qu'il vient combler un vide juridique, indique le communiqué.
Le représentant a évoqué les quelques 40 000 êtres humains dont la disparition a été recensée depuis 1980 dans plus de 90 pays. Les disparitions forcées demeurent ainsi une réalité tangible. Selon les Nations Unies, 535 personnes en ont été victimes en 2005.
Des pays comme l'Argentine, le Chili, le Honduras et le Japon ont qualifié l'adoption de la Convention d'étape historique pour les droits de l'homme, le représentant chilien estimant que ce texte était suffisamment large pour protéger les droits des victimes et de leurs familles en imposant des obligations spécifiques aux États."
Publication originale: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=13398&Cr=Assembl%E9e&Cr1=disparitions
Colombie: près de 3200 otages, selon une ONG
BOGOTA - Près de 3200 personnes enlevées en Colombie au cours de la décennie 1996-2006 sont toujours détenues par leurs ravisseurs, selon une ONG. La Fondation Pays Libre a tiré ce bilan lors d'une cérémonie en l'honneur d'un ancien ministre colombien, libéré des FARC.
"De 1996 à 2006, nous avons un total de 3177 personnes enlevées et qui restent en captivité", a dit sa directrice. "C'est une situation très préoccupante, et il est en conséquence important que soit condamnée de manière permanente la pratique de l'enlèvement comme arme de guerre", a-t-elle ajouté.
Les otages sont détenus soit par les guérillas d'extrême gauche des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l'Armée de libération nationale (ELN), soit par des délinquants de droit commun, soit par des groupes paramilitaires d'extrême droite. Ces derniers n'ont pas révélé où ils détiennent leurs otages bien qu'ils aient achevé le désarmement de leurs 31'000 combattants.
Enlevé il y a six ans par les FARC, l'ex-ministre Fernando Araujo a échappé à ses ravisseurs le 31 décembre au cours d'une opération lancée par l'armée colombienne pour le libérer.
(ats / 07 janvier 2007 19:29)
Publication originale: http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20070107192953533172194810700.XML&associate=PHF1102
"De 1996 à 2006, nous avons un total de 3177 personnes enlevées et qui restent en captivité", a dit sa directrice. "C'est une situation très préoccupante, et il est en conséquence important que soit condamnée de manière permanente la pratique de l'enlèvement comme arme de guerre", a-t-elle ajouté.
Les otages sont détenus soit par les guérillas d'extrême gauche des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l'Armée de libération nationale (ELN), soit par des délinquants de droit commun, soit par des groupes paramilitaires d'extrême droite. Ces derniers n'ont pas révélé où ils détiennent leurs otages bien qu'ils aient achevé le désarmement de leurs 31'000 combattants.
Enlevé il y a six ans par les FARC, l'ex-ministre Fernando Araujo a échappé à ses ravisseurs le 31 décembre au cours d'une opération lancée par l'armée colombienne pour le libérer.
(ats / 07 janvier 2007 19:29)
Publication originale: http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20070107192953533172194810700.XML&associate=PHF1102
vendredi 5 janvier 2007
Les otages colombiens

"Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. "
Article 3, Déclaration universelle des droits de l'homme
Retenue en otage par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis le 23 février 2002, Ingrid Betancourt est la plus connues des 4200 personnes séquestrées en Colombie par les groupes armés colombiens, les paramilitaires d'extrême droite et les groupes de délinquants.
Mme Betancourt, sénateur et candidate aux élections présidentielles de Colombie pour le parti Oxigeno au moment de son enlèvement, est connue pour son engagement en faveur des droits humains et pour sa lutte contre la corruption et le trafique de la cocaïne. Elle fut séquestrée en compagnie de Mme Clara Rojas, sa directrice de campagne il y a 1778 jours. Depuis 3 ans et demi, il n'y a aucune preuve de vie tangible de ces deux otages.
Avec elles, 47 policiers et militaires ainsi que 35 autres otages politiques demeurent retenus par les groupes armés colombiens, dont l’ex-gouverneur du Meta (M. Alan Jara, 5 ans en captivité), sénateur (M. Luis Eladio Pérez, 6 ans en captivité), députés (MM. Consuelo González (5 ans en captivité), Orlando Beltrán (5 ans privé de sa liberté et Oscar Liscano, 6 ans privé de sa liberté). (Indymedia, http://colombia.indymedia.org/news/2006/10/50368.php)
L'ancien ministre colombien du Développement économique Fernando Araujo, prisonnier depuis six ans, a échappé cette semaine à ses ravisseurs à la faveur d'un raid de l'armée contre les éléments des FARC qui le retenaient. Il a retrouvé sa famille vendredi cinq jours après s'être enfui. Il avait été enlevé le 5 décembre 2000, alors qu'il se trouvait dans la ville côtière de Cartagena. Fernando Araujo faisait parti d'un groupe d’otages parmi lesquels figure Ingrid Betancourt, que les FARC proposent de libérer en échange de 500 rebelles prisonniers.
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt, a exprimé « sa grande joie » pour le retour de Fernando Araujo. Néanmoins, il a dénoncé l’usage de la force militaire pour le sauvetage des otages. Dans un communiqué émis aujourd’hui, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt affirme que « le gouvernement colombien profite de cette libération pour mettre en avant le procédé de sauvetage militaire des otages, ce à quoi nous demeurons farouchement opposés, de même que la famille d’Ingrid Betancourt et le gouvernement français ». Il rappelle que «les opérations militaires peuvent avoir lieu d’être mais alors, elles doivent garantir 100% de chances de succès, ce qui n’est pas le cas. » (Voir http://www.ingridbetancourt-idf.com/base/article.php3?id_article=212, pour le communiqué complet).
Les FARC et le gouvernement colombien doivent reprendre dans ; le dialogue pour la conclusion d’un accord humanitaire conduisant à la libération de tous les otages retenus par ce groupe armé.
Avec elles, 47 policiers et militaires ainsi que 35 autres otages politiques demeurent retenus par les groupes armés colombiens, dont l’ex-gouverneur du Meta (M. Alan Jara, 5 ans en captivité), sénateur (M. Luis Eladio Pérez, 6 ans en captivité), députés (MM. Consuelo González (5 ans en captivité), Orlando Beltrán (5 ans privé de sa liberté et Oscar Liscano, 6 ans privé de sa liberté). (Indymedia, http://colombia.indymedia.org/news/2006/10/50368.php)
L'ancien ministre colombien du Développement économique Fernando Araujo, prisonnier depuis six ans, a échappé cette semaine à ses ravisseurs à la faveur d'un raid de l'armée contre les éléments des FARC qui le retenaient. Il a retrouvé sa famille vendredi cinq jours après s'être enfui. Il avait été enlevé le 5 décembre 2000, alors qu'il se trouvait dans la ville côtière de Cartagena. Fernando Araujo faisait parti d'un groupe d’otages parmi lesquels figure Ingrid Betancourt, que les FARC proposent de libérer en échange de 500 rebelles prisonniers.
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt, a exprimé « sa grande joie » pour le retour de Fernando Araujo. Néanmoins, il a dénoncé l’usage de la force militaire pour le sauvetage des otages. Dans un communiqué émis aujourd’hui, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt affirme que « le gouvernement colombien profite de cette libération pour mettre en avant le procédé de sauvetage militaire des otages, ce à quoi nous demeurons farouchement opposés, de même que la famille d’Ingrid Betancourt et le gouvernement français ». Il rappelle que «les opérations militaires peuvent avoir lieu d’être mais alors, elles doivent garantir 100% de chances de succès, ce qui n’est pas le cas. » (Voir http://www.ingridbetancourt-idf.com/base/article.php3?id_article=212, pour le communiqué complet).
Les FARC et le gouvernement colombien doivent reprendre dans ; le dialogue pour la conclusion d’un accord humanitaire conduisant à la libération de tous les otages retenus par ce groupe armé.
Daniel r
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